Plusieurs amendements validés lors de l’examen parlementaire du projet de loi de finances 2026 dessinent un PTZ nettement bonifié dès janvier prochain. Après la grande réforme de 2025 qui a étendu le dispositif à toute la France pour le neuf, le gouvernement ajuste à nouveau les curseurs pour faciliter l’accession à la propriété.
Plafonds d’opération et de revenus en forte hausse
Les montants maximaux des achats pris en compte grimperaient sensiblement : le plancher passerait de 79 000 à 99 000 euros, le plafond bondirait de 156 000 à 195 000 euros. Conséquence directe pour les acquéreurs : une famille de quatre personnes achetant en zone B1 pourrait décrocher plus de 97 000 euros de PTZ contre environ 78 000 actuellement.
Parallèlement, les seuils de revenus seraient revalorisés surtout dans les zones urbaines où les prix flambent. Résultat annoncé : plus de 80% des foyers français deviendraient théoriquement éligibles au PTZ en 2026.
Nouveauté majeure : le PTZ ouvert aux acquéreurs successifs en BRS
Jusqu’à présent, seuls les ménages n’ayant pas possédé leur résidence principale durant les deux dernières années pouvaient prétendre au PTZ. Dès 2026, les personnes rachetant un logement déjà vendu sous le dispositif Bail Réel Solidaire y auraient également droit. Cette ouverture vise à fluidifier la revente de ces biens sociaux et à créer une chaîne vertueuse entre générations de primo-accédants.
Triple objectif gouvernemental
Trois raisons motivent ce renforcement du PTZ. D’abord relancer l’accession face aux coûts de construction élevés et aux taux de crédit encore hauts. Ensuite soutenir les constructeurs et artisans du secteur neuf qui souffrent depuis 2022. Enfin accélérer la transition écologique puisque les logements financés par PTZ doivent respecter la RE2020.

